Revue de presse : la crise de la dette portugaise
Des taux d’intérêts de 6 % à un an, 9% à dix ans… Aucun Etat fortement endetté et en pleine stagnation économique n’aurait pu s’en sortir. Rajoutez à cela une classe politique divisée sur les mesures à adopter face à la crise – et incapable de se mettre d’accord sur l’opportunité de laisser intervenir le Fond Monétaire International.
Incapable de se refinancer sur les marchés, le Portugal s’est finalement résolu à solliciter une aide d’urgence de la part de l’Europe et du FMI. Le Fond de Stabilité Européen à débloqué 90 milliards d’Euros pour venir en aide à l’économie portugaise. Qui devra pourtant se soumettre – hélas – à une nouvelle cure d’austérité draconienne.
Le cas portugais n’est pourtant en rien comparable à la gabegie grecque. Certes, le déficit public portugais est abyssal (8,6% du PIB) ; et la dette portugaise, dégradée par les agences de notation, n’est plus qu’un cran au dessus de celui de « dettes pourries » (junk bonds).
Nous n’avons pourtant pas tant à faire à une crise de la dette qu’à une crise de confiance des marchés financiers. Les fondamentaux portugais sont aussi (peu) solides que ceux de ses voisins ; la France, l’Espagne, l’Italie ou l’Angleterre se débattent aussi avec des dettes devenues insoutenables. Un exemple a méditer pour les grande économies européennes, avant qu’elles ne soient elles aussi, obligées de recourir à l’aide extérieure.




